HYPERSURFACE, EVA NIELSEN

EXPOSITION DU 12 SEPTEMBRE AU 7 NOVEMBRE 2020

VERNISSAGE VENDREDI 11 SEPTEMBRE, À PARTIR DE 18H30

 

Née en 1983, franco-danoise
Vit et travaille à Paris
https://www.eva-nielsen.com

 

Après une maîtrise d’Histoire Européennes et un Deug de Lettres Modernes (Sorbonne), Eva Nielsen est diplômée en 2009 des Beaux Arts de Paris. Lauréate en 2008 d’une bourse Socrate qui lui permet d’étudier à Central Saint Martins à Londres, elle remporte le Prix des Amis des Beaux-Arts/Thaddaeus Ropac (2009), le Prix Art Collector (2014), le Grand Prix de la Tapisserie d’Aubusson (2017) et a participé depuis à plusieurs expositions collectives en France et à l’étranger : MAC VAL, MMOMA (Moscou), l’Abbaye Saint André (Meymac), Musée de Rochechouart, Plataforma Revolver (Lisbonne), LACE (Los Angeles), Babel Art Space (Trondheim), Kunsthal Charlottenborg (Copenhague), Plymouth University (Angleterre).

Son travail a été également présenté lors d’expositions monographiques à Paris (Galerie Jousse Entreprise), Istanbul (The Pill), Tunis et Londres (Selma Feriani) et fait partie de plusieurs collections publiques et privées (MAC VAL, FMAC, Musée de Rochechouart, CNAP, Fondation Fiminco, FRAC Auvergne, Fondation François Schneider…).

Odyssées suburbaines ou la peinture sédimentée

L’oeuvre d’Eva Nielsen est constamment à la lisière de quelque chose : au seuil du territoire, de son centre et de sa périphérie, de l’image imprimée et de la peinture, de l’abstraction et de la figuration. D’un horizon à l’autre, du format au sujet, le paysage prédomine dans ses peintures et ses dessins. Inspiré à la fois des architectures et par leurs vestiges tant modernistes qu’utopistes, son regard se pose sur ce qui semble être « hors de vue » car les lieux qu’elle retranscrit n’apparaissent qu’entre les interstices d’une nature abandonnée et des sites industriels. Telle une topographe, une observatrice ou une nomade, Eva Nielsen expérimente ces territoires en mutation, tant par leur étendue que par leur exploitation. Ces espaces dits intermédiaires, elle les connaît bien, ce sont ceux de la région parisienne. À la fois personnelle et fictive, cette cartographie s’est façonnée au fil du temps entre ses origines danoises et son ancrage en périphérie de la ville. […] Face à ces espaces abandonnés, à un paysage enneigé, à une zone périurbaine désertée ou à des jeux d’enfants, Eva Nielsen scrute ces espaces-temps transitoires à la mémoire difficilement saisissable qui font désormais partie de nos vies quotidiennes.

[…] Au travers de ces multiples visions du paysage, elle rassemble, reconfigure et récolte des fragments du réel, mais quelque chose s’y interpose toujours tel un écran ou un filtre. Avec la sérigraphie, Eva Nielsen « décalque le monde » et « abîme » la peinture en la sublimant. À l’image de l’altération des lieux qu’elle a parcourus ou infiltrés, ces espaces en reconstruction, réels ou factices, brouillent et perturbent nos repères. Loin de chercher à imiter la nature, surtout à imiter la manière dont crée la nature, l’artiste centre sa peinture au-delà du dualisme nature/culture hérité du XIXè siècle en transformant le paysage en une « contre-histoire » de l’aménagement du territoire. […]

Marianne Derrien
Monographie d’Eva Nielsen, 2019

©Eva Nielsen, Aklat, 2020, aquarelle, encre, acrylique, impression sur papier, 58 x 41 cm

 

Plus d’infos :

http://www.eva-nielsen.com/choix/eva-nielsen.pdf

https://www.eva-nielsen.com/