19.06.26 — 18h30

Accepter de ne pas tout comprendre, suspendre la frontière entre le palpable et l’imaginé. La conférence performée, restitution de la résidence de recherche de Margaux Pinto et Thibault Carcassonne autour des phénomènes aérospatiaux non identifiés, invite à traverser les zones d’ombre du réel et à questionner la façon dont nous inventons, ensemble, des récits pour cohabiter avec l’incertitude.

L’invisible n’est pas seulement ce qui échappe à la perception : il est aussi ce qui déclenche notre besoin de sens. Face à l’incompréhensible — phénomène naturel, événement cosmique ou anomalie du ciel, l’humain interprète, relie et imagine.

À partir d’enquêtes, de témoignages, de collectes et de rencontres, les artistes interrogent notre fascination pour l’inconnu et notre besoin de lui donner forme pour rendre le réel habitable.

Projet soutenu par le Département de la Haute-Savoie.

MARGAUX PINTO
Diplômée d’un DNSEP de l’École Supérieure d’Art Annecy Alpes (ESAAA), option Design et Territoire, Margaux Pinto développe une pratique sur l’image, les récits et les dispositifs collaboratifs.
Elle a d’abord travaillé la mise en scène de personnages dans des espaces intérieurs pensés comme des décors. Cette première approche a ensuite évolué vers la réalisation de films, en se déplaçant sur différents territoires et en recueillant des récits, des moments collectifs et des instants d’en-commun.
Aujourd’hui, elle hybride son travail en y intégrant le médium sculptural, enrichi d’éléments performatifs. Sa pratique tisse des liens entre art visuel, narration et interaction avec des groupes, plaçant l’humain et les histoires partagées au cœur de sa recherche.
Née en 1993,
Vit et travaille à Annecy.

THIBAULT CARCASSONNE
Diplômé d’un DNSEP de l’École Supérieure d’Art Annecy Alpes, option design et territoire, Thibault Carcassonne pratique la sculpture. Il travaille le métal, le bois, le béton et divers autres médiums sous de multiples formes. Il utilise également des carcasses de voitures. Son travail compose un ensemble hybride mêlant tubes carrés, tasseaux, pièces emboîtables ou encore moteurs, pour proposer des situations singulières.
Bien que sa pratique s’exprime principalement à travers la sculpture-automate, elle s’étend également à des jeux de mouvements et de codes gestuels empruntés aux salons de l’automobile.
Chaque sculpture se révèle progressivement, au fur et à mesure de son activation. On observe, on suit le mouvement, on s’attarde sur les détails : les rayures, les formes, les couleurs.
En exploitant la poétique des formes pour raconter des histoires. Son approche place la collaboration au cœur du processus créatif, envisageant l’atelier comme un lieu d’interaction et d’immersion.
Né en 1993,
Vit et travaille à Annecy.