Exposition du 14 au 28 novembre 2020

Vernissage le vendredi 13 novembre 2020 à partir de 18h30

 

Avec:

Marine Forestier, Mathilde Fumex, Marilou Haber, Lola Hauser, Juliette Le Dez, Chaolin Li, Léa Nugue

Accompagnées par : Julie Portier et Laurent Le Deunff

 

Le Point Commun accueille une exposition imaginée par sept diplômées du master art de l’ESAAA, école supérieure d’art Annecy Alpes sous le titre « Vivre libre ou mourir (sur scène) ».


Il s’agit d’une
exposition à la fois collective et individuelle : un projet commun qui fera advenir chaque jour ce que l’on appelle un « solo show », une exposition personnelle. L’exposition, surtout quand elle est la première et qu’elle conclut cinq ans d’études revient à un moment où l’on « s’expose », tandis que l’art n’a pas toujours lieu à l’endroit et au moment où il est exposé ! Si les études d’art ne forment pas spécialement aux arts de la scène, pourtant, les œuvres se prendront pour des actrices d’un jour, ou des décors qui passent de la lumière du plateau à l’ombre des coulisses. Plusieurs univers artistiques vont se côtoyer, se succéder ou se donner la réplique pendant la durée de l’exposition, alors que des objets de différentes natures – peintures, sculpture, films, textes, images, nourriture, propositions performées – vont circuler dans l’espace du Point commun comme dans un théâtre dont les régisseuses sont les artistes.


« Vivre libre ou mourir » est une formule volontairement exagérée pour évoquer la liberté que les artistes doivent conquérir dans un monde où nous avons beaucoup de restrictions. La première de ces contraintes fût d’avoir été séparées du groupe, éloignées de l’atelier pendant la fermeture de l’école, qui n’a pas permis de vivre le moment fort qu’est le diplôme célébrant l’accomplissement de cinq ans d’études. Un temps où être ensemble c’était être seule devant un écran. « Vivre libre ou mourir » c’est aussi le titre d’un livre (paru en 2000) d’un critique d’art américain, Robert Nickas, qui est connu pour avoir organisé des expositions collectives sans rechercher de thème, car le plus important ce sont les œuvres. Il a donc trouvé des sujets d’exposition volontairement simplistes, comme de réunir des œuvres de la même couleur.


Comment donner autant de visibilité, d’espace et surtout d’attention aux propositions de sept individus aux univers singuliers ? Comment définir un contexte, un espace-temps, adéquat aux projets de chacune ? Il fallait inventer une règle du jeu.

Chaque jour une diplômée proposerait une réponse, jouerait son coup sur le plateau de jeu qui serait l’espace d’exposition.

En savoir plus sur l’ESAAA – Ecole Supérieure d’Art Annecy Alpes : https://www.esaaa.fr/