Exposition du 22 novembre 2019 au 25 janvier 2020


Vernissage le 22 novembre à 18h30

 

Pour le Point Commun, Séverin Guelpa propose CLIMATIC TRUST, quatre grandes installations qui se suivent et se répondent dans les salles de l’exposition comme les différentes étapes d’un monde en marche, mû par le mouvement des matières, leur exploitation et leur transaction. Ici, la main de l’homme n’est jamais loin de la matière même de la nature.

Inspiré par la réalité des territoires menacés que l’artiste a foulés ces dernières années, des glaciers alpins aux déserts arides d’Amérique, CLIMATIC TRUST traduit par la matière brute et le langage de la construction les équilibres fragiles du monde dans lequel nous vivons.

A l’entrée, une grande masse de sable noir tourne sur elle-même, telle une mappemonde lestée du poids de sa propre matière. La lumière, puis l’eau, envahissent la deuxième salle. Le son amplifié des gouttes qui tombent sur le sol nous ramène à ce silence trompeur des glaciers dont les assauts du soleil font craquer la glace et jaillir les eaux souterraines. C’est que depuis 2016, année où Séverin Guelpa organise la première expédition artistique sur le glacier suisse d’Aletsch, le retrait des glaces menace la stabilité de la vallée tout entière. Des pans de montagne cèdent, révélant l’ampleur du cataclysme. Cette question du risque, omniprésent dans le monde bouleversé d’aujourd’hui, prend ici la forme de grandes structures minimales et gonflables que l’artiste contraint dans l’espace d’exposition.

Suivant les contours d’un chantier improvisé, CLIMATIC TRUST nous emmène ensuite dans une quatrième salle où une installation faite de matériaux, de bâches et de cordes entremêlées évoque de grands baluchons prêts au départ, comme une manière de signifier les répercussions d’un monde qui accumule, inévitablement au détriment de ses populations. Au centre de la salle, un rocher ramené des alpes valaisannes fait contrepoids à un bidon en suspension d’où s’échappe le sable du désert de Mojave, points antipodes sur la carte d’un monde en équilibre instable.

Nota bene : Deux films accompagnent l’exposition qui retracent les expériences menées par Séverin Guelpa avec Matza, initiative collective qu’il conduit depuis 2014 et qui s’intéresse à des enjeux climatiques et sociaux.

 

En 2014, Séverin Guelpa fonde le manifeste MATZA qui postule la capacité d’une communauté à se fédérer et inventer ses propres outils d’émancipation. Il invite des équipes d’artistes et de scientifiques à se confronter à des régions du monde extrêmes marquées par des problèmes d’eau ou de ressources. Considérant l’art comme un moteur possible de changements, le manifeste MATZA repose sur la recherche et le développement de modèles à même de renforcer la citoyenneté, la démocratie et l’autogestion en stimulant des formes d’intervention collective inspirée par les territoires investis.
Dès 2014, Séverin Guelpa s’intéresse au désert du Mojave marqué par une grave sécheresse. Il y crée MATZA Amboy et le Dryland Lab qui accueille en 2015 une première équipe puis en 2016 une deuxième session. Parallèlement, il crée MATZA Aletsch, une expédition de deux semaines sur le glacier d’Aletsch dans les Alpes Suisses (2016, 2017 et 2018). En 2017, MATZA ouvre un troisième site sur les îles tunisiennes de Kerkennah pour travailler sur les enjeux de la mer méditerrannée et de la pêche.

Parallèlement, Séverin Guelpa présente son travail dans diverses institutions. En 2017, il expose au Palais de Tokyo (Paris), à la Ferme-Asile (Sion), lors de la Triennale du Valais ou encore au Musée National du Bardo (Tunis).
Il remporte le prix Artpro 2016-2017 ainsi que le concours aparté 2017-2018.

Séverin Guelpa est né en 1974.
Il vit et travaille à Genève.

 

Pour plus d’informations :

► Dossier presse

Version téléchargeable : dossier presse Séverin Guelpa

► https://guelpa.ch/

► https://matza.net/presentation/

► Presse : La Biennale de Lyon 2019 s’invite à Annecy

 

 

Copyright ©Climatic trust, 2019