Exposition du 7 février au 28 mars.
Vernissage le 7 février , à partir de 18h30.
Performance de Pauline Simon Sérendipité à 19h

 

Avec:

 

Cette exposition nous invite à manier et remanier les codes de langage et des écritures anonymes qui habitent notre quotidien.

Les oeuvres présentées s’emparent et se jouent des slogans, des noms propres, des propositions intuitives de google, comme autant de matière première à exploiter dans un acte de résistance qui nous pousserait à s’émanciper des formes usuelles de communication et de les ouvrir à notre investigation.

Par le biais du détournement et de l’appropriation, les oeuvres présentées nous convoque une à une au centre d’une faille interstitielle, un trou éphémère dans l’espace des données (et du passage de l’information), afin de nous projeter dans une poésie du commun, et un sabotage du récit.

Entre absurde et dérision, les écritures, modifiées, contaminées ou sublimées deviennent des scripts ou des rimes, et se jouent de leurs formes performatives. Ancrée dans un instant furtif, entre des apparitions mentales d’une image par sa description ou encore  de poésies tirées de données internet, “Words Apart” nous invite à franchir les lignes, à les contourner, et à en changer les règles du jeu.

 

“Everything not saved will be lost” Nintendo , quit screen message, Museum of internet, 2016

 

 À l’occasion du vernissage de l’exposition, Pauline Simon présentera Sérendipité.
Sérendipité est un objet connecté. Il prend la forme d’une performance pour une “interprète” porte-parole, qui soutiendrait le discours involontaire issu des propositions intuitives du moteur de recherche Google. Le contenu du discours se réactualise en partie avec le temps, et avec la sensibilité géo-localisée de Google. « J’ai associé Google et sensibilité ? Oui pourquoi pas, je garde cette idée.
L’algorithme semi-aléatoire, et la part de hasard, fictive ou réelle qu’il induit, sont ici employés comme un moyen d’échauffement de l’esprit à l’improbable, et comme un générateur de lapsus idéal, pour une expressivité entre sociologique et poétique. »

Pauline Simon est chorégraphe, interprète, chercheuse. Sa pratique chorégraphique est marquée par une recherche transdisciplinaire (danse, arts visuels, sciences sociales) où la danse se pose comme vecteur autour d’un sujet ou d’un contexte et crée des liens entre l’intime et le politique. Son travail outrepasse une discipline purement chorégraphique et propose des angles de regard sur le réel. Elle s’associe régulièrement avec des artistes, chercheurs/euses, ou des acteur/trices qui s’engagent pour des transformations de la société́. Formée a ̀la danse contemporaine à Lyon au CNR, puis au Conservatoire supérieur de Danse à Paris, CNSMDP dans le cursus contemporain.

► site internet de Pauline Simon

 

Dossier presse de l’exposition

Version téléchargeable

 

©Léo Dorfner Démocratia Corinthiana, 2016